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Mercredi 7 décembre 2005

Article 1/Historique des prothèses discales lombaires

Le premier remplacement fonctionnel de disque intervertébral mis au point et breveté par van Steenbrugghe était présenté en France en 1956.

Les premières prothèses intervertébrales en acier et à bille en vitaline étaient implantées chez l'homme il y quarante ans par une approche postérieure du rachis cervical et lombaire. Mais la surface portante de ces implants était insuffisante pour supporter les forces compressives intervertébrales de telle sorte que beaucoup d'implants ont pénétré les corps vertébraux adjacents.

L'injection de silicone au niveau de l'espace intervertébral lombaire puis de polyuréthane liquide qui se solidifiait après injection n'a évidemment pas permis d'éviter des échecs thérapeutiques. Ces traitements dont le but était un remplacement fonctionnel du disque intervertébral ont été abandonnés.

En 1982 nous avons commencé à l'Hôpital de la Charité à Berlin une analyse de la littérature des brevets et des publications scientifiques concernant la préservation du disque intervertébral par remplacement fonctionnel. Nous avons développé nos propres conceptions d'un disque artificiel de remplacement. Pour nous la prothèse doit permettre une restauration de l'espace intervertébral lombaire endommagé ainsi qu'une mobilité physiologique et une stabilité des segments tout en libérant les structures nerveuses du canal médullaire.

Une prothèse à trois éléments était mise au point avec l'objectif d'éviter l'instabilité segmentaire. Cette prothèse comporte deux plateaux métalliques qui se fixent solidement sur les deux corps vertébraux adjacents et un élément central de glissement en polyéthylène à ultra haute densité moléculaire qui s'interpose entre les deux plateaux. Les premiers plateaux métalliques étaient fabriqués à partir de plaques en acier. Afin de stabiliser la fixation des dents d'ancrage étaient aménagées à la périphérie des plateaux métalliques.

Les dents d'ancrage se sont avérées néfastes en raison d'un effet de tamponnage entraînant l'effondrement de la prothèse ; leur nombre a été limité à cinq. Pour maintenir la lordose lombaire la hauteur ventrale des plateaux de la prothèse Charité SBI avaient déjà un millimètre de plus que la hauteur dorsale. La prothèse comportait trois dents ventrales et deux dents dorsales pour maintenir l'ancrage de l'implantation.

Une importante série de tests biomécaniques statiques et dynamiques a été réalisée avant de procéder aux premières implantations de prothèses Charité SB. Quatre pièces centrales en polyéthylène ont été testées et ont montré une réaction plastico-élastique lors de la mise en charge allant jusqu'à 4 2 kN c'est-à-dire une charge physiologique marginale. Le comportement plastico-élastique des prothèses était également observé lors de simulations à long terme comme le montre un exemple d'une simulation d'une durée de 11 5 ans.

Des implantations sur rachis cadavériques ont été réalisées afin de tester la durabilité in situ.

Après l'achèvement des principaux tests le premier essai clinique était une implantation au niveau L4/L5 chez un homme de 41 ans la première implantation mondiale d'une prothèse de disque intervertébral à trois composants. Les radiographies dynamiques en extension et en flexion deux mois après l'implantation ont montré une amélioration de la mobilité segmentaire comparée à la mobilité préopératoire. Les contrôles à deux ans puis à trois ans ont confirmé une mobilité presque intacte du segment L4/L5. Aux contrôles de douze ans et demi et de seize ans la prothèse est restée parfaitement fonctionnelle.

La surface de soutien de la prothèse Charité SBI étant trop petite pour supporter la charge intervertébrale un effondrement de la prothèse est survenu dans certains cas. Sur le modèle SBII la surface de fixation sur les corps vertébraux était élargie avec des prolongements latéraux.

Ces nouveaux modèles ont donné des résultats satisfaisants dès le début. Les radiographies de contrôle montraient le bon fonctionnement des prothèses permettant la flexion et l'extension du tronc.

Les plateaux des prothèses Charité SBII toujours en acier montraient des faiblesses ou des fractures chez quelques patients. Ce qui a provoqué un arrêt de la production et de l'implantation des prothèses Charité SBII.

Grâce aux améliorations de la prothèse SBII la production des prothèses Charité SBIII a commencé chez LINK à Hambourg dès 1987.

Le premier patient bénéficiant d'une prothèse Charité SBIII avait un syndrome post-discectomie. L'implantation était réalisée aux niveaux L3/L4etL5/S1.

Depuis presque 4 000 prothèses Charité SBIII ont été implantées dans plus de 20 pays. Cette prothèse s'avère être une alternative très intéressante à l'arthrodèse dans plusieurs indications.

La première implantation d'une prothèse Acroflex a eu lieu en 1988 c'est-à-dire quatre ans après la première implantation d'une prothèse Charité SB. Cette prothèse est composée de deux plaques en titane et d'une couche de caoutchouc polyoléfine interposée entre les deux plateaux. Le composant en caoutchouc a présenté quelques problèmes adressés lors des mises au point ultérieures.

La PDN RayMedia une prothèse disque-noyau est implantée depuis 1996 dans plusieurs pays en dehors des Etats-Unis. Il s'agit d'une prothèse composée d'un hydrogel polymérique encaissé dans un cadre en polyéthylène à haute résistance permettant une augmentation de la hauteur de la prothèse par absorption de liquide.

La PRODISC une prothèse à deux compartiments était mise au point à la fin des années quatre-vingt. On compte une centaine de patients bénéficiant des premières séries d'implantations réalisées en France à partir de 1989. Cet implant comporte deux plaques métalliques séparées et une partie centrale convexe en polyéthylène fixée au niveau de la plaque inférieure. Suite aux différents travaux un modèle modifié de PRODISC est implanté depuis 1999.

Le fonctionnement biomécanique de la prothèse Charité SB ainsi que ses composants spécifiques diffèrent de ceux de la prothèse PRODISC. La prothèse Charité SB permet une mobilité presque physiologique du segment lombaire une qualité impérative pour le succès à long terme.

Source   http://srvsofcot.sofcot.com.fr/Apcort/rco/rco02/88_S5/art16/art16_fs.htm

Par Posturoptimiste
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Jeudi 8 décembre 2005

article 2/ Proshèses discales et arthrodèses

INTRODUCTION

Le traitement des lésions dégénératives du rachis lombaire fait appel à des techniques visant à libérer les structures nerveuses quand elles sont comprimées et à des techniques de stabilisation.

Ces techniques de stabilisation sont de trois ordres :
1/ les arthrodèses lombaires visent à supprimer totalement les mouvements entre deux vertèbres ou plus,
2/ les prothèses discales visent à rétablir la fonction discale en conservant la mobilité,
3/ les substitutions ligamentaires pour lesquelles les données de la littérature sont faibles.

La fréquence de réalisation de l'une ou l'autre de ces interventions est inconnue en France.

La lombalgie chronique, dont la fréquence a été estimée à 60-65% au cours de la vie, est une des pathologies concernée par les techniques d'arthrodèse lombaire ou de prothèse discale. Pour les autres pathologies comme la sténose lombaire, le spondylolisthesis dégénératif ou les reprises pour échec d'intervention antérieure, les données épidémiologiques manquent.


Prothèse ou arthrodèse ?

A/ Les arthrodèses lombaires 

Le but de l'arthrodèse lombaire est d'obtenir une union entre deux vertèbres lombaires ou plus. Elle sacrifie la fonction du disque intervertébral.
De nombreuses techniques ont été développées pour obtenir la fusion entre deux vertèbres, elles varient par la voie d'abord chirurgicale utilisée, le siège de la greffe osseuse réalisée, par l'utilisation ou non de matériel d'ostéosynthèse ou par le type de greffe utilisée.
Selon les pathologies concernées, cette arthrodèse peut s'accompagner ou non de gestes associés de décompression des structures nerveuses.

B/ La prothèse discale (prothèse de disque invertébrale lombaire)

En revanche, le but d'une prothèse discale est de conserver une mobilité entre deux corps vertébraux par remplacement du disque. La prothèse discale permet de maintenir la mobilité de la colonne vertébrale, tandis que la hauteur naturelle des espaces intervertébraux est rétablie. Ainsi, la prothèse prévient la dégénérescence des éléments voisins.

Plusieurs modèles de prothèses ont été développés (Prothèse SB CHARITE posée dès 1987 sur laquelle on dispose de données cliniques les + nombreuses, Prothèse ARCOFLEX posée dès 1988, Prothèse PDN Raymedia dès 1996, Prothèse PRODISC dès 1989 et prothèse MOBIDISC.

La prothèse discale consiste en un ensemble mécanique, formé d'un noyau central de polyéthylène, captif en « sandwich « entre deux plateaux métalliques en chrome-cobalt ; ces plateaux métalliques sont munis de « crampons » d'ancrage visant à se maintenir en place sur les plateaux osseux vertébraux qui les supportent.

Le fonctionnement biomécanique ainsi que les composants diffèrent. La prothèse Charité SB permet une mobilité presque physiologique du segment lombaire une qualité impérative pour le succès à long terme.

CONCLUSION______________________________

Au total, l'ARTHRODESE LOMBAIRE reste mal évaluée.
La comparaison des différentes techniques d'arthrodèses qui peuvent varier par
l'utilisation ou non de matériel, par la voie d'abord, par le type de greffe utilisé n'est pas possible, aucune étude randomisée comparant les voies d'abord ou le type de greffe n'ayant été retrouvée.

Le mode de sélection des patients devant bénéficier d'une arthrodèse lombaire est donc dépendant de l'analyse individuelle de la pathologie du patient par le spécialiste sur un faisceau d'arguments cliniques et radiologiques en l'absence de littérature apportant des preuves de niveau suffisant.

Quand à la PROTHESE DISCALE.....

Cette technique n'est maîtrisée que par quelques chirurgiens dans le monde. Chaque chirurgien s'est spécialisé dans la pose d'une seule marque.

Certains auteurs ont une expérience de 10 ans actuellement.

Il pourrait être utile de mettre en place un registre des prothèses permettant d'identifier les porteurs de prothèse, la date d'implantation et si nécessaire la date de retrait. Ces simples données permettraient d'évaluer la survie des prothèses discales.

Avant même d'envisager l'implantation d'un disque artificiel, il convient d'avoir abouti à une double certitude :
- la source anatomique douloureuse est cantonnée à l'espace discal exclusif (douleur discogénique pure), c'est-à-dire que ni le canal rachidien (sténose lombaire), ni les articulations postérieures (facettaires) ne sont à l'origine de la persistance douloureuse ;
- le niveau discal ou les niveaux discaux pathologique(s) doivent être numériquement parfaitement reconnus.

A condition d'une extrême sélectivité dans leurs indications et d'une implantation exigeante par des équipes très spécialisées, ces prothèses sont susceptibles de donner des résultats encourageants tant pour les patients que pour la mise au point, dans le futur, de solutions chirurgicales plus physiologiques que les arthrodèses, dans le traitement des nombreuses affections rachidiennes.

La prothèse discale est considérée comme un traitement expérimental, voire dangereux par certains. Le travail de Shelokov (Etats-unis) montre au contraire le bon comportement de ces prothèses chez des patients revus en moyenne à six ans.

Les résultats cliniques sont très satisfaisants (bons ou excellents dans 66% des cas) et les complications rares.


Source : http://pageperso.aol.fr/posturoptimiste/mapage/autressciencesvie.html

Par Posturoptimiste
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Samedi 31 décembre 2005

article 3 / Mesure de la pression intra-discale

" Nouvelles mesures in vivo
de la pression intra discale
dans les activités de la vie quotidienne "
Raymond Mottier Responsable de formation SAMT/SSTM, Suisse romande

INTRODUCTION

Les auteurs relèvent que la dégénérescence discale est une cause fréquente des lombalgies.

Bien qu'un grand nombre de mesures indirectes et de modèles de calcul aient été développés pour apprécier la charge du rachis, les mesures effectuées par Nachemson et ses collaborateurs dans les années 60 et 70 n'ont pas perdu leur signification centrale.

La méthode de Nachemson consistait  à implanter une canule reliée à un senseur dans le noyau pulpeux du disque entre L3-L4 ou L4-L5. De cette manière, était mesurée la pression locale dans différentes positions. Nachemson étalonnait la pression intra discale d'après la mesure effectuée en station debout et la définissait comme le 100% (Nachemson 1966, 1992 ; Nachemson et Elfstroem 1970).

Ses mesures montraient une augmentation de la pression de 50% lors de la flexion du tronc vers l'avant.
Avec un poids dans la main, la pression augmentait encore de 70% pour atteindre 220%.
Il obtint des résultats comparables en position assise.
Là aussi la pression augmentait lorsque le sujet se penchait vers l'avant et encore plus lorsqu'il portait une charge.

Il est intéressant de constater que Nachemson mesurait des pressions de 40% plus élevées en position assise qu'en station debout. Ceci eut des conséquences majeures sur la rééducation surtout de patients opérés de hernie discale auxquels on recommande d'éviter la position assise et de préférer la station debout.

Un autre résultat important se retrouve dans les différences de pression mesurées entre le décubitus dorsal et le décubitus latéral.

En coucher dorsal, la pression se réduisait de 25% par rapport à la station debout. Toutefois, lorsque le sujet se tournait sur le côté, la pression atteignait les 75% de la pression mesurée en station debout. Ce résultat a produit la recommandation d'éviter le décubitus latéral.

Ces résultats ont fortement influencé l'attitude thérapeutique d'autant plus que de telles mesures n'ont plus été effectuées depuis.

Ces derniers temps, on constate que ces différences de pression entre la station debout et assise, entre le coucher dorsal et latéral sont de plus en plus discutées.

Ceci du fait qu'il ne se trouve aucune explication biomécanique plausible à ces différences. Rohlmann et al. montrent, par exemple, en 1995 que l'on peut mesurer un accroissement de la hauteur d'un segment rachidien lors d'une station prolongée en position assise. Ceci parle pour une décharge discale donc une hydratation du disque.

Du fait de cette discussion, les auteurs se sont proposé de refaire les mesures de Nachemson avec une technologie moderne et en les complétant par des aspects dynamiques


MATERIEL ET METHODE


Ce n'est pas le lieu, dans ces extraits, de rendre compte, dans les détails, du matériel et de la méthode utilisés. Quelques informations sont toutefois utiles pour la bonne compréhension.


L'étude a été tentée sur deux  chirurgiens orthopédistes volontaires. Un sujet seulement a pu être pris en considération. Chez l'autre, la sonde s'est déplacée prématurément.  Les sondes de mesure ont été implantées directement dans le noyau pulpeux du disque entre L4 et L5 en parfait état. Les mesures étaient relevées par télémétrie. Au total, des mesures ont été effectuées pendant 24 heures dans les positions les plus diverses.


De plus, les variations de pression dues à l'hydratation ont été mesurées durant 7 heures de sommeil des sujets. 


RESULTATS


Les premières mesures ont été effectuées sur la table d'opération.
La pression la plus basse a été mesurée en coucher dorsal, membres inférieurs repliés (env 20°).
Elle s'élevait à 0,08 Mpa (0,1 Mpa correspond à 1 bar). Ni un rouleau placé sous les genoux, ni le positionnement en  cyphose n'ont pu réduire encore la pression.
Tableau 1. Diverses pressions intra discales pour différentes positions et exercices

POSITION

PRESSION (Mpa)

Coucher dorsal

0,10

Coucher latéral

0,12

Station debout décontractée

0,50

Station debout, penché vers l’avant

1,10

Position assise, confortable, sans dossier

0,46

Position assise avec flexion maximale

0,83

Position assise, relâchée, avec dossier

0,27

Marche, pieds nus

0,53 – 0,65

Marche avec chaussures de tennis

0,53 – 0,65

Course à pied avec chaussures de ville rigides

0,35 – 0,95

Course à pied avec chaussures de tennis

0,35 – 0,85

Lever une charge de 20 kg, dos rond

2,30

Lever une charge de 20 kg, genoux fléchis, dos verrouillé

1,70

Port d’une charge de 20 kg, proche du corps

1,10


Lors du retournement sur le côté, la pression n'a augmenté que de 0,1 à 0,12 Mpa.
En continuant le retournement vers le coucher ventral, la pression entre le coucher dorsal et le coucher est mesurée à 0,11 Mpa.


Le passage vers l'extension, en décubitus ventral, pour la lecture (rachis en extension, appui pris sur les coudes) amène une pression doublée se situant à 0,25 Mpa.
Lors de l'action du retournement, par ex du coucher dorsal vers le coucher latéral, on mesure des pics de 0,8 Mpa. La toux, en position couchée, provoque des pressions s'élevant jusqu'à 0,38 Mpa alors que le rire ne fait monter la pression que jusqu'à une valeur  de 0,15 Mpa.


Lors de la station debout décontractée, la pression a pu être mesurée de façon reproductible à des valeurs se situant entre 0,48 et 0,5 Mpa.
La mise en action de la presse abdominale fait monter la pression à 0,92 Mpa. La flexion antérieure prononcée permet d'enregistrer 1,1 Mpa de pression.


En position assise, les différents appuis offerts par un dossier ou des accoudoirs ont permis de faire varier considérablement la pression.
La position assise sur un tabouret, rachis normalement érigé, permet de mesurer une pression de 0,45 à 0,5 Mpa. Un allongement axial actif fait monter la valeur à 0,55 Mpa.


Lors d'une flexion prononcée, comme celle que l'on utilise pour attacher les lacets de chaussures, par exemple, fait monter la pression jusqu'à 0,83 Mpa.
La pression, en position assise, a pu être diminuée par un appui confortable tel que celui que l'on obtient dans un bon fauteuil


La position assise, relâchée, condamnée dans les écoles du dos, permet même d'abaisser la pression jusqu'à 0,27 Mpa.


Lors de la marche, les pressions s'étagent entre 0,53 et 0,65 Mpa. Les différences mesurées entre les différentes allures ou entre les différentes chaussures sont négligeables.


Lors de la course à pied, la pression oscille entre 0,35 et 0,95 Mpa. La course à pied pratiquée avec des chaussures de tennis n'a permis de réduire la pression que jusqu'à une valeur de 0,85 Mpa.


Les pressions les plus élevées de l'ordre de 2,3 Mpa ont été mesurées lors du soulèvement non ergonomique d'une caisse de bière de 19,8 kg ( dos fléchi, membres inférieurs tendus).


Le port de charge ergonomique (verrouillage lombo-sacré) permet de réduire la pression jusqu'à 1,7 Mpa. En maintenant la caisse proche du corps, à hauteur de poitrine, la pression est de l'ordre de 1,1 Mpa. Si l'on place la caisse à la même hauteur, à 60 cm du corps en tendant les membres sup, on mesure alors une pression de 1,8 Mpa.


A la fin de la journée, lorsque le sujet s'est couché, la pression, en coucher dorsal, était de 0,1 Mpa.


Durant la nuit, sur une période de 7 heures, la pression est passée de 0,1 à 0,24 Mpa (1,0 à 2,4 bar).


DISCUSSION


Les auteurs concluent qu'il était temps que de telles mesures soient refaites avec de meilleurs moyens techniques.


Même si celles-ci n'ont été effectuées que sur un seul sujet, elles correspondent aux résultats de Althoff et Brinckmann et sont plausibles d'un point de vue bio-mécanique. Dans certains cas les résultats correspondent à ceux de Nachemson, dans d'autres ils sont contradictoires.


Les contradictions peuvent être mises sur le compte du matériel. Nachemson utilisait des sondes rigides qui pouvaient être déformées par le travail musculaire. Cette propriété a pu provoquer de faux signaux ou les déformer. La sonde utilisée par les auteurs de l'étude ne pouvait pas être déformée. Seule la pointe métallique de 7 mm était rigide. Elle se trouvait, après implantation, entièrement dans le noyau subissant une pression hydrostatique.


De bonnes correspondances  sont observées dans les différences entre la station debout et le décubitus dorsal. De même pour ce qui concerne les 100% de la station debout. Les auteurs mesurent 20 % en coucher dorsal et Nachemson 24%. Les  résultats sont identiques lors de la flexion vers l'avant.


De plus, les auteurs ont pu confirmer que les écoles du dos enseignent de bonnes méthodes pour le soulèvement de charges. Le mérite en revient aux travaux de Nachemson.


En soulevant mal une charge (tronc en flexion, genoux tendus), la pression, avec une charge de 20 kg, augmente de 450%.
Ces hautes valeurs n'ont été atteintes par le sujet ni avec des sauts sur un trampoline ni lors de l'entraînement des muscles du dos sur des machines ou alors uniquement lors de sollicitations extrêmes.


Le soulèvement ergonomique de la même charge permet une réduction de la pression à 340%. Lorsque la caisse est maintenue proche du corps et que le sujet, de plus, se met en légère lordose, on voit la pression passer à 200% donc au double de celle mesurée en station debout au début de l'étude.


Les valeurs absolues sont également confirmées.


Ne sont pas confirmées les différences mesurées par Nachemson entre la position assise et la station debout et lors des différentes positions couchées.
Les auteurs n'ont pas pu montrer que lors d'une position assise confortable la pression était plus élevée de 40%. Lors de leurs mesures, ils ont plutôt mesuré une diminution de l'ordre de 10%. Ceci correspond aux résultats obtenus par Athoff et Brinckmann.


Ils n'ont pas pu mettre en évidence non plus que la pression était trois fois plus élevée en coucher latéral qu'en coucher dorsal.


D'autre part, ils ont découvert que la position assise, très relâchée, très souvent décriée et considérée comme nocive, conduisait, lors de leurs mesures, à une nette diminution de la pression.


Ceci confirme des travaux antérieurs comme ceux d'Andersson en 1974. Cette position est visiblement adoptée dans le but de décharger le disque parce qu'elle diminue la pression est qu'elle est  perçue comme étant agréable.
Les auteurs précisent toutefois que la pression intra discale n'est pas le seul critère permettant de définir la nocivité d'une position.


Ils signalent que la position assise mentionnée, si elle décharge le disque, exerce des forces de cisaillement sur les facettes articulaires. D'autre part, la tête doit être plus fléchie dans cette attitude ce qui augmente les contraintes du niveau cervical. Enfin, une attitude érigée peut être avantageuse du fait qu'elle entraîne la musculature dorsale.


La validité des programmes d'école du dos a été tantôt confirmée, tantôt soumise à une nouvelle réflexion.


Les auteurs se demandent s'il faut continuer, à l'avenir, d'interdire aux patients fraîchement opérés d'une hernie discale de s'asseoir. Ils pensent qu'il convient de laisser au patient le choix de la position qui lui paraît confortable. Les mesures ont montré que le sujet adoptait les positions qui lui semblaient confortables parallèlement à la diminution de la pression intra discale. Aussitôt qu'il lui était demandé de corriger sa position, le recrutement musculaire augmentait et il en était de même pour la pression intra discale.


Les auteurs se demandent s'il faut toujours considérer la position assise, relâchée comme mauvaise du fait que la pression intra discale est réduite de 50%.


Ce phénomène permet une hydratation du disque durant la journée. Ce processus d'hydratation a été particulièrement mis en évidence par les mesures nocturnes. Ils se posent la question de savoir s'il ne serait pas utile d'organiser, pour les travailleurs de force, des pauses qui permettraient une réhydratation du disque durant la journée. Ils voient, peut-être là, une possibilité simple de réduire le phénomène de dégénérescence discale et les rachialgies qui en découlent.


Raymond Mottier
Responsable de formation SAMT/SSTM, Suisse romande

Publié dans :" Der Unfallchirurg " Heft 271 par H.J. Wilke, L.E. Claes Spinger-Verlag 1999 et dans :

Source 

 http://www.therapie-manuelle.ch/digest.htm

Par Posturoptimiste
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Dimanche 8 janvier 2006

 Article 4 / Des chercheurs découvrent une protéine responsable de la douleur chronique

Québec, le 14 décembre 2005.

– Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval et du Hospital for Sick Children de Toronto a identifié une protéine qui joue un rôle majeur dans le développement des douleurs neuropathiques. Leur découverte, publiée dans l'édition du 15 décembre de la revue Nature, ouvre la voie à de nouveaux traitements de la douleur chronique.

Les douleurs neuropathiques affectent des millions de personnes à travers le monde. Elles sont généralement causées par une lésion du système nerveux, le plus souvent un nerf, qui survient à la suite d'une blessure ou d'une maladie comme le diabète, le zona ou un cancer. Dans les cas extrêmes, les patients peuvent à peine supporter d’être effleuré.

L’étude, dirigée par le Dr Yves De Koninck, du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, et le Dr Michael Salter, du Hospital for Sick Children de Toronto, démontre qu’une hausse de la concentration d’une protéine appelée BDNF (pour Brain Derived Neurotrophic Factor) entraîne l’hypersensibilité des neurones chez les souris. À l’inverse, le blocage de cette protéine prévient l’hyperexcitabilité des cellules cérébrales.

La protéine BDNF est produite par les neurones, mais également par les microglies – les cellules de défense du cerveau et de la moelle épinière. « La communication entre les neurones et les microglies semble passer par la BDNF », constate Yves De Koninck. En conditions normales, cette protéine joue un rôle positif dans le système nerveux. Elle intervient dans le développement des neurones ainsi que dans l'établissement de connexions entre ceux-ci.

Les douleurs neuropathiques seraient provoquées par un dérèglement de la communication chimique entre les microglies et les neurones, et cette communication passe par la BDNF, avance le professeur De Koninck : « Ceci nous offre une cible thérapeutique intéressante. Nous devons cependant trouver une façon de bloquer spécifiquement la BDNF produite par les microglies sans interférer avec les effets positifs de la BDNF sur les neurones. » Pour livrer ce produit bloquant, les docteurs De Koninck et Salter envisagent deux approches : soit une infiltration locale au niveau de la moelle épinière, soit le recours à des virus désactivés et programmés génétiquement pour atteindre les microglies.

Les autres membres de l’équipe de recherche sont Dominic Boudreau, Dominick Boivin et Claude Gravel, de l’Université Laval, Simon Beggs et Makoto Tsuda, du Hospital for Sick Children de Toronto, Jeffrey Coull, de l’Université McGill, et Kazuhide Inoue de l’Université de Kyushu (Japon).

Cette étude a reçu le soutien financier des Instituts de recherche en santé du Canada, de NeuroScience Canada, du Fonds de la recherche en santé du Québec, du programme des Chaires de recherche du Canada et de la Fondation SickKids.

Renseignements :

Yves De Koninck

Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard

Tél. : (418) 663-5747

Yves.DeKoninck@crulrg.ulaval.ca

Source :
Jean-François Huppé

Relations avec les médias

Université Laval

Tél. : (418) 656-7785

Source internet :

http://www.scom.ulaval.ca/Communiques.de.presse/2005/decembre/proteinedouleur.html

Par Posturoptimiste
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Lundi 9 janvier 2006

article 5/ Fréquence des lombalgies du sportif


Les sports les plus fréquemment cités comme étant associés aux lombalgies sont la gymnastique. le football, l'haltérophilie, la lutte, la danse, l'aviron et le golf


Les gymnastes et les golfeurs semblent particulièrement exposés puisque 50 à 85 % des athlètes rapportent des épisodes de lombalgies. Cependant, dans une étude prospective d'un an menée chez des golfeurs débutants, l'incidence de premiers épisodes de lombalgies n'est que de 8%.

Les jeunes joueurs de football seraient également exposés puisque 6 % d'entre eux dans le primaire et 30% dans le secondaire souffrent de lombalgies.

Les joueurs de tennis sont plus touchés que la population générale: une fréquence de 50 % de lombalgies a été rapportée contre 30 % dans une population témoin appariée . 38 % des joueurs en activité sont un jour dans l'obligation d'annuler au moins un tournoi dans leur carrière en raison de lornbalgies


Dans les sports de glace, la lombalgie constitue le motif le plus fréquent de consultation (72,4 %)


Enfin, les traumatismes lombaires représentent la 4e cause de blessure chez les danseurs, entraînant un arrêt de l'activité sportive allan* de quelques semaines à une saison entière


L'ensemble de ces études souligne la fréquence des traumatismes lombaires et des lombalgies chez les sportifs de haut niveau.


Il n'en va pas de même chez les sportifs " de loisirs " puisque les études comparant la fréquence des lombalgies, l'âge d'apparition de ces dernières et la fréquence des récidives des phénomènes douloureux en fonction de la participation à des activités sportives régulières, quel que soit l'âge, n'a montré aucune différence significative entre un groupe ayant une activité sportive régulière de loisir et un groupe témoin


Dans une étude réalisée chez des adolescents de 15 ans, un effet bénéfique de l'activité sportive de loisir a même été mis en évidence en ce qui concerne la fréquence des lombalgies [16]. En revanche, la durée et l'intensité des entraînements durant les 12 derniers mois étaient plus importantes chez des athlètes souffrant de lombalgies que chez des athlètes indemnes de cette pathologie . Ces résultats suggèrent un possible effet nocif de l'entraînement sportif avec l'augmentation de l'intensité de ce dernier.


Il existe peu d'études s'intéressant à l'incidence des lombalgies chez les athlètes ayant cessé le sport de compétition.


Dans un travail comparant la fréquence des lombalgies chez d'anciens lutteurs, d'anciens haltérophiles et un groupe contrôle apparié pour l'âge, la prévalence des lombalgies était supérieure chez les lutteurs comparés aux haltérophiles et au groupe contrôle . Dans cette étude, les auteurs rapportent une meilleure tolérance de la symptomatologie douloureuse chez les athlètes que dans le groupe contrôle.


Il nous parait important de conclure ce chapitre en soulignant la grande hétérogénéité des études en ce qui concerne les populations étudiées et les activités sportives analysées. Il est donc très difficile d'affirmer qu'un sport est plus "pourvoyeur" de lombalgies qu'un autre et il est impossible de se faire une idée précise sur l'intensité de l'entraînement à partir de laquelle la fréquence des lombalgies augmente.


 

 Sport et biomécanique rachidienne

Le rachis et la musculature qui l'entoure ont une structure biologique et mécanique complexe. Le rachis peut se comporter soit comme générateur actif, soit comme conducteur passif de forces appliquées au reste du squelette. Au cours de l'exercice physique, le rachis est sujet à des charges rapides et répétitives. Il peut en résulter des lésions chroniques ou aiguës même chez les athlètes entraînés.


En effet, l'une des propriétés biomécaniques importante du rachis est la viscoélasticité. Cette propriété permet une déformation continue des tissus lorsque la force appliquée est lentement progressive. L'effet pratique qui s'ensuit est que le système peut absorber plus d'énergie si le temps lui en est donné. Cette situation est malheureusement rarement rencontrée en pratique sportive.


Les études biomécaniques portant sur le rachis se sont essentiellement intéressées aux corps vertébraux, au disque intervertébral et à un moindre degré aux articulations interapophysaires postérieures. Schématiquement, on peut considérer que le rachis est fait de deux types de tissus différents: l'os et les tissus mous. Les propriétés biomécaniques de ces tissus diffèrent totalement, les capacités de résistance de l'os étant plus importantes en compression qu'en tension, alors que c'est le contraire pour les tissus mous


L'anatomie, la physiologie et les propriétés mécaniques du disque intervertébral sont extrêmement complexes. L'annulus fibrosus est constitué essentiellement de fibres de collagène de type 1 orientées à 30° par rapport à un axe horizontal et à 120° des fibres adjacentes. Les fibres de la partie interne de l'annulus sont attachées à la plaque cartilagineuse alors que les fibres de la partie externe sont fixées au tissu osseux du corps vertébral. Les fibres de collagène sont capables de résister uniquement à la tension.


En rotation, les fibres prennent une direction horizontale, augmentant ainsi leur capacité à résister àcette tension. L'annulus fibrosus est donc le véritable ligament intercorporéal qui s'oppose aux contraintes principales imposées à l'espace intervertébral. Le nucléus pulposus est constitué d'une matrice contenant des glycosaminoglycanes, du collagène de type Il et de l'eau, l'ensemble agissant instantanément comme un gel incompressible.


Au cours d'une compression, la partie interne des fibres de l'annulus et du nucléus transmettent les forces de vertèbres à vertèbres. Ce phénomène entraîne une déflexion compressive des plateaux vertébraux adjacents, un bombement du disque et le développement de forces de traction dans Pannulus. Malgré cela, il a été montré que les forces purement compressives n'étaient pas capables d'induire de hernie discale mais qu'elles entraînaient plutôt des fractures des plateaux vertébraux


Une situation expérimentale capable d'induire une hernie discale traumatique sur un disque non préalablement lésé, est la survenue rapide d'une force compressive de grande intensité lorsque le rachis est en flexion et en inflexion latérale.

Plusieurs travaux suggèrent en effet que les fissures plus ou moins étendues caractérisant la dégénérescence discale, ne sont pas dues à l'hyperpression intradiscale mais aux mouvements extrêmes principalement de rotation et plus accessoirement de flexion 


Les contraintes imposées lors des torsions loinbaires sont principalement localisées dans la partie postérieure et latérale du disque intervertébral et entraînent les premières fissures qui peuvent être assimilées à des entorses bénignes. Leur extension et leur multiplication finissent par donner l'aspect de disques dégénérés, multifissurés. L'extension de la rupture aux couches les plus périphériques déterminent l'équivalent d'une entorse grave intercorporéale, plus responsable des lombalgies discales aiguës et chroniques par la lésion elle-même et le tissu cicatriciel qu'elle entraîne, que par une éventuelle effraction de matériel nucléaire. On comprend alors mieux qu'il est illusoire de prétendre améliorer des lombalgies d'origine discogénique en proposant une ablation du tissu discal faisant saillie dans le canal rachidien ou en proposant une discectomie par une technique percutanée, ces gestes ayant pour conséquence une aggravation des lésions de l'annulus.


Les capacités de rigidité rotatoire et de résistance à la torsion du rachis sont significativement diminuées par la destruction de la partie antérieure de l'armulus. L'annulus fibrosus et les articulations interapophysaires postérieures semblent participer pour chacun à environ 35 % des capacités du segment rachidien lombaire à résister à la rotation


Le rôle biomécanique des articulations interapophysaires postérieures est moins bien connu que celui du disque intervertébral. Ces structures anatomiques semblent plus jouer un rôle de pivot qu'un rôle dans la diminution des mouvements de rotation. La destruction expérimentale d'une articulation interapophysaire postérieure entraîne une translation de l'axe de rotation vers l'avant et vers l'articulaire postérieure intacte. La destruction des deux articulaires postérieures entraîne une translation de l'axe de rotation vers la partie antérieure du disque intervertébral. Ces lésions réduisent donc indirectement la stabilité rachidienne en diminuant la capacité du disque intervertébral à résister à la rotation.


Dans un travail comparant le vieillissement du disque et des articulations interapophysaires postérieures, Maroudas et coll. ont observé une faible proportion de disques dégénérés chez l'enfant et l'adulte jeune augmentant avec l'âge, alors qu'en revanche les lésions cartilagineuses des articulaires postérieures sont fréquentes chez les jeunes adultes et ne semblent pas augmenter en fréquence avec l'âge.


Contrairement au disque, on ne trouve pas dans le cartilage des articulaires postérieures une perte de protéoglycanes. En revanche, on observe chez l'adulte jeune une hyperhydratation du tissu, plus fréquente que dans le cartilage des autres articulations étudiées.


Cette hyperhydratation accompagne habituellement les lésions du collagène et la dégénérescence du cartilage. Le cartilage de l'articulaire supérieure semble plus mince et plus hydraté que celui de l'articulaire inférieure, ce qui indique que la dégénérescence cartilagineuse apparaît plus fréquemment à l'articulaire supérieure. Les derniers étages mobiles, c'est-à-dire les régions où les contraintes sont maximum, semblent plus fréquemment touchés. Les mêmes auteurs observent qu'il existe une corrélation entre la dégénérescence des articulaires postérieures et la dégénérescence du disque intervertébral.


Cette étude suggère que même en l'absence de lésions radiologiques d'arthrose, les articulations interapophysaires postérieures sont fréquemment le siège de chondropathie, et on peut concevoir qu'elles sont responsables de certaines lombalgies du sujet jeune en réponse à des contraintes mécaniques excessives, en particulier dans les activités sportives comportant de nombreuses hyperextensions et rotations lombaires.


Il apparaît donc que d'un point de vue strictement biomécanique, les sports impliquant des mouvements de flexion associés à des rotations axiales et des charges importantes rapidement répétitives comme les sports de raquettes, le football, le rugby et le ski, semblent particulièrement exposés aux fissures annulaires et aux arthropathies articulaires postérieures.


Il faut toutefois préciser que la plupart des études portant sur la biomécanique du rachis lombaire ont été réalisées sur des pièces anatomiques ne comportant que les structures osseuses, discales, articulaires et parfois ligamentaires. In vivo, le rachis est une structure beaucoup plus complexe et le rôle des muscles et des ligaments dans la biomécanique rachidienne est très mal connu.


source:

http://www.med.univ-rennes1.fr/section_rachis/sport01.htm  Article reproduit avec l'aimable autorisation des auteurs, du Comité de Rédaction de la Revue du Rhumatisme Édition française et de G. Zosimo-Landolfo

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Par Posturoptimiste
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